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Quelles têtes de chapitre nationales s'appliquent au Danemark

Une directive européenne, pas une loi européenne

La CSRD est une directive, pas un règlement. Cette distinction explique pourquoi une entreprise au Danemark n'a pas automatiquement les mêmes obligations qu'une entreprise comparable en Allemagne ou en France. Une directive fixe un objectif et un niveau minimal ; sa transposition en droit national laisse une marge de choix propre. Le Danemark a utilisé cette marge, notamment en s'appuyant sur une pratique danoise de reporting déjà existante avant l'arrivée de la CSRD. Qui ne lit que le texte européen ne voit donc pas l'image complète de ce qui est exigé dans la pratique danoise.

D'où vient cette divergence

Le Danemark connaissait, avant l'entrée en vigueur de la CSRD, déjà une tradition nationale de reporting non financier pour les grandes entreprises. Lors de la transposition de la directive, cette structure existante n'a pas simplement été remplacée, mais a été en partie entrelacée avec les nouvelles exigences européennes. Cela peut avoir des conséquences sur qui porte l'obligation de reporting, sur la manière dont la surveillance et le contrôle sont organisés, et sur le rôle que jouent l'autorité de contrôle danoise et la profession comptable danoise dans l'évaluation du reporting. La façon dont un groupe ou une société mère au Danemark est traité par rapport à des filiales situées ailleurs peut également diverger de ce que la directive décrit comme point de départ.

Ce schéma n'est pas propre au Danemark. L'Irlande applique elle aussi ses propres têtes de chapitre nationales sur la ligne européenne de la CSRD, tout comme l'Autriche et la Tchéquie. Le sens de la divergence varie selon le pays, mais le mécanisme est toujours le même : une directive qui laisse de la marge, et un législateur national qui remplit cette marge en fonction de sa propre tradition juridique et de sa propre structure de contrôle.

Ce que cela signifie concrètement pour une entité danoise

Pour un conseil d'administration, un directeur financier ou un General Counsel responsable d'une entité ayant des activités au Danemark, cela signifie que la question « que dit la CSRD » ne suffit pas. La question suivante est : qu'en a fait le législateur danois, et quelle instance le contrôle-t-elle dans la pratique. Cela touche à trois éléments qui vont au-delà du texte de la directive.

Premièrement, le champ d'application : quelles entités danoises au sein d'un groupe relèvent de l'obligation de reporting peut dépendre de la manière dont la loi danoise traite les exemptions pour les filiales lorsqu'un reporting est déjà effectué au niveau du groupe. Deuxièmement, le contrôle : qui, au Danemark, évalue le reporting et sur quelle base, relève d'un choix national, pas d'une norme européenne. Troisièmement, l'articulation avec les obligations existantes : là où le Danemark exigeait déjà depuis longtemps quelque chose qui recoupe la CSRD, la loi nationale peut choisir de maintenir cet ancien cadre en parallèle, ou entrelacé, avec le nouveau.

Pour chacun de ces trois points, le contenu précis, les seuils et les délais sont fixés dans la législation danoise de transposition elle-même, et dans les lignes directrices de l'autorité de contrôle danoise. Ce texte évolue, et diverge dans le détail de ce qui peut être décrit ici en termes généraux. Qui doit savoir si une entité danoise spécifique relève de l'obligation de reporting, et avec quel seuil ou délai, ferait bien de consulter les sources danoises actuelles plutôt que de se fier à un résumé.

Le schéma qui compte

Le Danemark illustre ainsi un phénomène plus large : les têtes de chapitre nationales sont structurellement sous-estimées, car l'attention reste souvent fixée sur le texte de la directive européenne. Cette même sous-estimation se retrouve dans les grandes économies. Ainsi, l'Allemagne diverge sur plusieurs points de la ligne européenne en raison de son ancrage propre dans le Handelsgesetzbuch, et la France diverge en raison du rôle que jouait déjà le commissaire aux comptes avant l'arrivée de la CSRD. Le Portugal montre également que la transposition nationale prend un visage propre. Qui est actif dans plusieurs États membres n'a donc pas affaire à un seul ensemble de règles, mais à un cadre européen qui prend une forme différente selon le pays.

La Compliance Check est conçue pour rendre cette différence visible sans la réduire à un chiffre unique ou une date unique. Pour chaque obligation, il est établi qui, au sein de l'organisation, en est le responsable, quelle preuve démontre que l'obligation est respectée, et quel contrôle a été mis en place à cet effet. Ce n'est pas un substitut à la réglementation danoise, mais la couche qui vient au-dessus : la structure permettant à un conseil d'administration de démontrer qu'il sait de quoi il relève, et qu'il s'est organisé en conséquence.

Ce que vous pouvez déjà faire dès maintenant

L'outil qui soutient la Compliance Check est en cours de développement. Qui souhaite dès maintenant cartographier les têtes de chapitre nationales pour le Danemark, ou pour un autre pays, peut s'inscrire sur la liste d'attente et sera tenu informé de la disponibilité de l'instrument.

La question de savoir d'où vient précisément chaque obligation est étroitement liée à une autre question : quelle part du travail que cela implique peut être automatisée. Le scan de travail de FTE TO AI calcule, tâche par tâche, quelle part du travail peut être reprise par l'IA, offrant ainsi une image de la charge de travail qui se cache derrière la conformité, indépendamment de la question de savoir quelle loi prescrit précisément ce travail.

Alpha 60de assistent van de Compliance Check

Vraag maar welke verplichting op u van toepassing is, en waaraan u dat kunt aantonen.

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