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La France et la ligne européenne : même cadre, résultat différent

Une directive européenne n'est pas une loi qui fonctionne de la même manière dans chaque pays. Elle est transposée, et lors de cette transposition, un État membre opère des choix : sur qui exactement est concerné, qui exerce le contrôle, et quelles conséquences s'appliquent en cas de manquement. La France est connue comme un pays qui intègre en profondeur la réglementation européenne dans sa propre tradition juridique, avec une longue histoire d'obligations de reporting non financier qui existaient déjà avant les règles européennes actuelles. Cela fait de l'élaboration française un bon exemple de la façon dont naissent les particularités nationales : non pas par divergence pour la divergence, mais par intégration dans un système déjà existant.

Le mécanisme : transposition dans un cadre existant

La France connaissait déjà depuis longtemps des obligations relatives au reporting d'informations sociales et environnementales, ancrées dans le droit commercial. Lorsque la ligne européenne est arrivée, elle a dû être intégrée dans ce dispositif existant, et non posée à côté d'un champ vide. Cela a des conséquences sur l'étendue plus ou moins large du champ d'application national, et sur les formes d'entreprises qui font l'objet d'une attention particulière. Un État membre disposant d'une tradition propre dans ce domaine traduit souvent un seuil européen à travers le prisme de ce qui s'appliquait déjà, ce qui peut de facto conduire à une délimitation différente de celle que le texte de la directive suggère à première vue.

Par ailleurs, chaque État membre détermine lui-même quel organe de contrôle est compétent et comment cet organe agit. En France, le rôle des tiers indépendants chargés de contrôler le reporting joue depuis longtemps un rôle dans le système existant. La manière dont ce rôle s'articule avec les nouvelles exigences européennes d'assurance, et quelle instance en assure la supervision, est une question à laquelle chaque pays répond différemment. C'est une deuxième couche sur laquelle l'élaboration nationale d'une règle européenne diverge : non seulement qui doit faire du reporting, mais qui contrôle que cela se fait correctement.

Pourquoi « le même article » signifie tout de même autre chose

Le champ d'application d'une obligation européenne dépend de critères que l'État membre concrétise, et de la manière dont les définitions nationales existantes s'y rapportent. Une entreprise qui, selon les critères européens, est juste concernée ou juste pas concernée par une obligation, peut être classée différemment dans l'élaboration française, selon la façon dont les seuils et définitions nationaux sont formulés. Il ne s'agit pas d'une directive différente ; il s'agit d'une traduction différente de la même directive.

Les conséquences du non-respect relèvent également d'un choix national. Une directive européenne impose l'existence de sanctions, mais pas leur nature. La France dispose de son propre système de mise en application au sein du droit des sociétés, avec ses propres procédures et ses propres instances qui y jouent un rôle. Celui qui présume que la sanction pour absence de reporting a le même caractère partout en Europe méconnaît le fait que c'est précisément l'élément sur lequel les États membres ont reçu le plus de liberté.

Ce que cela signifie pour une direction avec une filiale ou un siège en France

Pour une organisation ayant des activités en France, cela pose une question concrète : quelle instance est compétente pour la filiale ou le siège qui s'y trouve, quel prestataire d'assurance peut intervenir, et comment l'histoire française du reporting non financier s'articule-t-elle avec la nouvelle systématique européenne. Ce ne sont pas des questions auxquelles un résumé européen général permet de répondre. Elles demandent un examen du texte français actuel et de la manière dont l'instance compétente y donne corps, car c'est précisément à ce niveau que se joue la particularité nationale de cette page.

Cette question n'est pas unique à la France. La même transposition se joue dans tout pays disposant de sa propre tradition juridique en matière d'informations non financières ou de droit des sociétés. Ainsi, le lecteur peut vérifier comment l'élaboration belge du contrôle et du champ d'application se rapporte à la ligne européenne, comment l'Espagne a intégré les seuils européens dans son droit des sociétés national, ou comment l'Italie a façonné l'articulation entre les obligations de reporting existantes et les nouvelles règles européennes. Pour les organisations disposant d'implantations dans plusieurs pays, c'est précisément la raison pour laquelle un regard européen unique sur l'obligation ne suffit pas : chaque pays ajoute sa propre couche.

Du savoir à la démonstration

Savoir que la France s'écarte de la ligne européenne est une première étape. L'étape suivante consiste à déterminer ce que cela signifie concrètement pour l'organisation elle-même : quelle obligation exacte s'applique, qui en est responsable, quelle preuve est nécessaire à cet effet et quel contrôle démontre que le processus est maîtrisé. C'est l'élément sur lequel ce site se concentre, et pour lequel le Compliance Check offre une structure : par obligation, un responsable, une pièce justificative et un contrôle, afin qu'une direction, un CFO, un general counsel ou un auditeur interne puisse démontrer que l'organisation maîtrise la situation, même lorsque des particularités nationales comme celle-ci compliquent le résultat.

L'outil qui rend cela concret pour la situation propre à chacun est en cours de développement. Ceux qui souhaitent déjà s'en servir peuvent s'inscrire sur la liste d'attente.

Une question qui suit souvent l'identification des obligations est de savoir quelle part du travail correspondant doit réellement être effectuée par des personnes. Le [scan de travail de FTE TO AI](/) calcule, pour chaque tâche, quelle part peut être reprise par l'IA, de l'établissement des rapports à la tenue des pièces justificatives par pays.

Alpha 60de assistent van de Compliance Check

Vraag maar welke verplichting op u van toepassing is, en waaraan u dat kunt aantonen.

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