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Obligations ESG pour le secteur des TIC : leur origine et qui elles concernent

Un secteur qui ne se voit pas lui-même comme polluant

Le secteur des TIC ne pense que rarement à lui-même en premier lieu lorsqu'il s'agit de règles de durabilité. Les logiciels, l'hébergement, les services cloud et les prestations informatiques donnent l'impression d'un secteur sans cheminée. Cette image est trompeuse. La puissance de calcul derrière les données, la chaîne des équipements et la dépendance à l'énergie et aux matières premières rares font que les entreprises TIC se retrouvent visées sur plusieurs fronts à la fois : comme consommateur d'énergie, comme acheteur dans une chaîne d'approvisionnement longue et souvent opaque, et de plus en plus comme fournisseur d'autres secteurs qui doivent eux-mêmes se conformer à des règles plus strictes. Qui travaille pour un grand client dans le secteur financier ou dans la construction se voit renvoyer, via ce client, la demande de données de durabilité, même si sa propre entreprise n'est pas directement soumise à ces règles.

Pourquoi l'obligation ne découle pas d'une seule règle

La question « à quelles règles ESG le secteur des TIC est-il soumis » n'a pas de réponse fixe, parce qu'aucune règle n'a été écrite spécifiquement pour les TIC. Les obligations qui s'appliquent découlent d'une combinaison de facteurs : la taille de l'entreprise, l'existence ou non d'une cotation en bourse, la mesure dans laquelle l'entreprise travaille avec des données personnelles ou des infrastructures critiques, et sa position dans la chaîne de clients qui ont eux-mêmes des obligations de reporting. Une entreprise de logiciels comptant une poignée de collaborateurs relève d'un régime différent de celui d'un prestataire de services cloud qui fournit des services critiques au secteur financier. C'est la même incertitude que l'on retrouve dans la question de savoir quelles règles ESG s'appliquent aux services financiers : ce n'est pas le nom du secteur qui déterminE le régime, mais les caractéristiques de l'entreprise.

La transposition nationale comme schéma récurrent

La réglementation européenne constitue la base, mais la manière dont les États membres transposent cette réglementation en droit national diffère. Les définitions de la taille, la portée des obligations de reporting et les délais dans lesquels il faut se conformer aux obligations sont interprétés différemment selon le pays. Pour une entreprise TIC active dans plusieurs pays, ou qui relève, via une société mère située dans un autre pays, d'un reporting de groupe, cela signifie que la règle européenne elle-même ne suffit pas comme réponse. La transposition nationale doit chaque fois être examinée en parallèle. Cette même transposition nationale joue un rôle dans les obligations ESG dans le secteur de l'énergie et dans les règles applicables au secteur immobilier : le texte européen est chaque fois le point de départ, jamais le point d'arrivée.

Ce que cela signifie concrètement pour une entreprise TIC

Les thèmes qui reviennent souvent sont la consommation d'énergie des centres de données et des centres de calcul, l'origine et la durée de vie du matériel, les conditions de travail dans la chaîne d'approvisionnement des équipements, et la question de savoir si des données de durabilité doivent être fournies à des clients eux-mêmes soumis à des obligations de reporting. Le fait qu'une obligation spécifique s'applique dépend de la taille exacte de l'entreprise, du secteur auquel elle fournit ses services et du pays d'établissement. Le texte actuel de la réglementation pertinente, avec les seuils et délais correspondants, se trouve auprès du législateur ou de l'autorité de contrôle compétente ; ce texte évolue, et une page web n'est pas l'endroit pour figer des seuils susceptibles de changer demain.

Le rôle de la chaîne

Pour les entreprises TIC, la position dans la chaîne est souvent plus déterminante que leur propre taille. Un fournisseur de solutions logicielles pour le secteur de la construction se voit transmettre des questions sur l'utilisation des matériaux et les émissions qui relèvent à l'origine des obligations du secteur de la construction. Le même mécanisme s'applique vis-à-vis des entreprises énergétiques, des acteurs immobiliers et des institutions financières. Qui ne sait pas quelles informations un client a besoin pour se conformer à ses propres obligations en est souvent confronté seulement à un stade tardif. C'est l'un des schémas décrits dans les manières dont les entreprises sont prises au dépourvu par la législation : ce n'est pas toujours son propre secteur, mais le secteur du client, qui déterminE ce qui est demandé.

De la connaissance à la démonstration

Savoir à quelles règles une entreprise est soumise n'est qu'une première étape. La question suivante est de savoir si un conseil d'administration peut démontrer qu'il connaît ces obligations, les a attribuées à un responsable et les a assorties de preuves. Cette distinction entre connaissance et démonstrabilité est au cœur de la description de la manière dont un conseil d'administration démontre qu'il maîtrise la situation : une liste d'obligations sans responsable désigné et sans preuve offre en pratique peu de solidité lors d'un contrôle ou d'un audit.

La Compliance Check comme point de départ

La Compliance Check, en cours de développement pour csrdcompliance.net, réunit ces obligations dans un aperçu par entreprise : quelle règle s'applique, qui au sein de l'organisation en est responsable, quelle preuve est nécessaire et quel contrôle y est associé. L'outil est encore en construction. Qui souhaite l'utiliser dès qu'il sera disponible peut s'inscrire sur la liste d'attente.

La question suivante concernant l'exécution

Dès que l'on sait clairement quelles obligations s'appliquent et qui en est responsable, se pose naturellement la question du temps que demande leur exécution et de la part qui peut en être automatisée. La collecte de preuves, la tenue de dossiers et la répétition de contrôles sont des tâches qui se prêtent bien à une décomposition. Le scan de travail de FTE TO AI calcule, tâche par tâche, quelle part de ce travail peut être reprise par l'IA, afin qu'un conseil d'administration sache non seulement ce qui doit être fait, mais obtienne aussi une image réaliste de ce qui continuera structurellement à demander du temps et de ce qui ne le fera pas.

Alpha 60de assistent van de Compliance Check

Vraag maar welke verplichting op u van toepassing is, en waaraan u dat kunt aantonen.

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