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Obligations ESG pour le secteur de l'énergie

Ce qui rend ce secteur différent

Le secteur de l'énergie occupe une position que peu d'autres secteurs connaissent : il fait lui-même partie de la problématique climatique que la réglementation tente d'orienter. Une entreprise énergétique n'est pas seulement une partie qui rapporte, mais souvent aussi la partie sur laquelle d'autres entreprises doivent rapporter, par exemple en tant que fournisseur d'électricité ou de gaz dans une chaîne elle-même soumise à des obligations de durabilité. Cette double position rend la question « à quelles règles le secteur de l'énergie est-il soumis » plus difficile à répondre que pour un secteur ayant une seule activité clairement définie.

Au sein du secteur, l'exposition varie également fortement. Un producteur d'énergie renouvelable a un rapport différent à la législation climatique qu'un exploitant d'installations fossiles, un gestionnaire de réseau, ou un négociant en énergie. Pour la plupart des acteurs, plusieurs réglementations sont pertinentes simultanément : le reporting de durabilité général, les règles d'émission spécifiques au secteur, et souvent aussi des obligations de permis liées à la production d'énergie elle-même. La combinaison exacte applicable dépend de l'activité, de la taille et de la localisation des installations.

Règles européennes, transposition nationale

Les obligations de reporting découlant de la législation européenne sont transposées par pays en réglementation nationale. Ce processus de transposition n'est pas uniforme partout. Les définitions de ce qui constitue une activité « à forte intensité énergétique », les seuils applicables aux permis, et la manière dont les autorités de contrôle évaluent les rapports, peuvent varier selon l'État membre, même lorsque la règle européenne sous-jacente est identique. Pour une entreprise énergétique active dans plusieurs pays, cela signifie qu'une obligation considérée comme remplie dans un pays peut nécessiter une étape supplémentaire dans un autre.

À cela s'ajoute que les entreprises énergétiques sont souvent aussi soumises à des régimes d'échange de quotas d'émission ou de permis distincts du reporting de durabilité, mais qui présentent néanmoins des points de contact avec celui-ci. Les hypothèses utilisées pour le reporting doivent s'aligner sur les données déjà tenues à jour pour les permis ou l'échange de quotas d'émission. Traiter ces deux mondes séparément comporte le risque que les chiffres du reporting ne correspondent pas à ce qui est déjà consigné ailleurs.

Où cela se bloque

En pratique, les problèmes surviennent moins souvent lors de l'identification de la règle européenne applicable que lors de la démonstration que cette règle est respectée au niveau d'une installation ou d'un site spécifique. Qui est responsable de la tenue des données d'émission par site. Quelle preuve étaye une allégation sur l'origine de l'énergie livrée. Qui contrôle que le reporting correspond aux données du permis. Ces questions sont rarement répondues dans un seul document, alors qu'un régulateur ou un auditeur posera précisément ces questions.

La comparaison avec d'autres secteurs travaillant avec des permis et des installations physiques est instructive. Dans le secteur de la construction et le secteur de l'installation technique, une tension similaire existe entre les obligations liées aux projets et le reporting au niveau de l'entreprise. Le secteur immobilier connaît également cette combinaison entre le niveau de l'objet et celui de l'organisation, tandis que la performance énergétique des bâtiments y touche en outre directement le secteur de l'énergie lui-même, via des données de mesure et de livraison qui se répercutent d'un secteur à l'autre.

Pourquoi cela se passe plus souvent mal que prévu

Les entreprises du secteur de l'énergie partent parfois du principe que leur secteur est déjà si fortement réglementé qu'une nouvelle obligation de durabilité s'alignera naturellement sur ce qui existe déjà. Cette hypothèse n'est pas toujours correcte. Les nouvelles règles de reporting posent des questions différentes de celles des règles de permis ou d'émission, et utilisent des définitions et des périmètres comptables différents. Les raisons pour lesquelles les entreprises sont surprises par la législation sont décrites plus en détail dans cette analyse, et l'essentiel de celle-ci s'applique pleinement aux entreprises énergétiques : la familiarité avec un régime n'est pas une garantie de vue d'ensemble sur un autre régime.

Des règles à la démonstrabilité

Savoir quelles règles s'appliquent n'est que le début. La question à laquelle un conseil d'administration, un CFO ou un General Counsel doit ensuite répondre est de savoir s'il peut être démontré que ces règles sont respectées : qui, au sein de l'organisation, est responsable de quelle obligation, quelle preuve s'y rattache, et quel contrôle garantit que cette preuve reste à jour. La manière dont un conseil d'administration structure cela est décrite sur cette page consacrée à la maîtrise (in-control).

Le Compliance Check de csrdcompliance.net a été conçu pour soutenir cette étape : pour chaque obligation, un propriétaire, la preuve et un contrôle, afin qu'il soit non seulement clair quelles règles s'appliquent, mais aussi qui peut en être tenu responsable. L'outil est en cours de développement. Toute personne souhaitant l'utiliser dès sa disponibilité peut s'inscrire sur la liste d'attente.

La question suivante : ce que l'IA peut reprendre dans ce processus

L'identification des obligations, des propriétaires et des pièces justificatives constitue en grande partie un travail structuré : collecter des données, les relier à la réglementation, et les maintenir à jour. C'est précisément le type de tâche que le scan de travail de FTE TO AI identifie, en déterminant quelle partie peut être reprise par l'IA et quelle partie reste un travail humain. Pour une entreprise énergétique devant réunir des données de reporting, de permis et d'émission provenant de multiples sources, il s'agit d'une étape logique à suivre : non pas pour déterminer quelles règles s'appliquent, mais pour déterminer quelle part du travail environnant peut être automatisée.

Alpha 60de assistent van de Compliance Check

Vraag maar welke verplichting op u van toepassing is, en waaraan u dat kunt aantonen.

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