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Quelles têtes de chapitre nationales s'appliquent en Belgique ?

Une directive européenne, pas une loi européenne

La CSRD est une directive, pas un règlement. Cette distinction explique pourquoi la question « quelles têtes de chapitre s'appliquent en Belgique » est pertinente. Un règlement s'applique directement dans chaque État membre de la même manière. Une directive doit d'abord être transposée en législation nationale, et lors de cette transposition, chaque État membre choisit sa propre formulation, ses propres procédures et son propre dispositif de surveillance. Le texte européen fixe un plancher ; le processus de transposition national déterminE à quoi ce plancher ressemble concrètement pour une entreprise établie en Belgique ou y exerçant des activités.

Cela fait de la situation belge une couche distincte au-dessus de la couche européenne. Celui qui ne consulte que le texte de la directive européenne ne voit pas automatiquement ce qui a été ajouté, renforcé ou organisé différemment lors de la transposition. Pour un conseil d'administration qui doit démontrer qu'il maîtrise la situation, c'est précisément là qu'une hypothèse erronée peut naître : la supposition que le texte européen constitue toute l'histoire.

En quoi la transposition belge diffère

La Belgique connaît une structure fédérale avec des compétences régionales et communautaires à côté du législateur fédéral. Pour une directive qui touche au droit des sociétés, au droit comptable et à la surveillance de la qualité du reporting, cela signifie que plusieurs instances sont impliquées dans la transposition et le contrôle. La répartition précise des compétences, la désignation d'une autorité de contrôle pour l'obligation d'assurance et la manière dont la législation comptable belge existante est adaptée sont des éléments fixés dans la loi de transposition nationale, et qui peuvent différer de la manière dont un autre pays a traité la même directive.

Le calendrier de transposition diffère également selon les États membres. Une directive fixe une date limite à laquelle la législation nationale doit être prête, mais tous les États membres n'atteignent pas cette date au même moment, et la période intermédiaire comporte ses propres incertitudes quant au texte précisément applicable. Pour une entreprise qui met en place aujourd'hui un processus de conformité, c'est une raison de ne pas se fonder sur une date de fin supposée, mais sur l'état actuel de la législation belge de transposition telle que publiée au moment de la consultation.

Ce que cela signifie pour la couche de preuve

Le Compliance Check ne consiste pas à réécrire la réglementation européenne ou belge. Cette tâche revient au législateur et à l'autorité de contrôle, et le texte actuel s'y trouve. Ce que le Compliance Check fait réellement, c'est traduire « quelle obligation s'applique » en « qui en est responsable, quelle preuve y correspond et quel contrôle démontre que cela a été fait ». Pour un établissement belge, cela représente trois étapes souvent négligées.

La première étape consiste à vérifier si la loi de transposition nationale diffère sur un point de ce que suggère le texte de la directive européenne, par exemple dans la manière dont le contrôle est organisé ou quelle instance est compétente pour l'application. La deuxième étape consiste à relier cette divergence à un responsable concret au sein de l'organisation : quelqu'un qui sait quel texte belge est applicable et qui peut démontrer que la bonne version a été consultée. La troisième étape consiste à consigner la preuve d'une manière qui résiste à un contrôle, non pas comme une note isolée mais comme partie d'un contrôle continu.

Cet ordre explique précisément pourquoi la question des têtes de chapitre nationales ne s'arrête pas à la simple constatation d'une différence. La différence doit se traduire par un responsable, une pièce justificative et un contrôle, sinon elle reste un simple constat sans valeur pour un conseil d'administration qui doit rendre des comptes.

La Belgique n'est pas une exception, mais elle n'est pas unique

Le mécanisme qui joue en Belgique, compétence fédérale versus régionale, calendrier de transposition propre, dispositif de contrôle propre, se retrouve sous une forme différente dans presque chaque État membre. Une entreprise disposant d'établissements dans plusieurs pays a tout intérêt à réaliser que la même règle européenne prend un visage différent selon le pays. Ainsi, la transposition en Espagne suit sa propre voie, tout comme la manière dont l'adaptation italienne de la ligne européenne a été élaborée, ou comment la Pologne a intégré la directive dans sa propre législation comptable. En Scandinavie aussi, les trajectoires diffèrent : consultez pour une comparaison comment la transposition suédoise a été conçue ou l'état de la mise en œuvre danoise, et pour une juridiction anglophone au sein de l'UE, il y a l'aperçu de la législation de transposition irlandaise. Pour un groupe disposant d'établissements dans plusieurs de ces pays, la comparaison ne passe pas par un seul document, mais par une série de textes nationaux qui exigent chacun leur propre attention.

Ce qui est encore en construction

Le Compliance Check pour la situation belge est actuellement en développement. Il n'existe encore aucun outil qui relie automatiquement le texte de transposition belge actuel à un responsable, une pièce justificative et un contrôle. Toute personne intéressée peut s'inscrire sur la liste d'attente ; rien n'est proposé qui n'existe pas encore, et rien n'est promis quant à la date à laquelle l'outil sera prêt à l'emploi.

La question suivante : ce que l'IA peut faire

Dès qu'il est clair quelles obligations belges s'appliquent et quel responsable, quelle pièce justificative et quel contrôle y correspondent, une question suivante se pose, qui ne porte plus sur la réglementation mais sur l'exécution : quelle part du travail de collecte, de structuration et de mise à jour de cette preuve peut être réalisée par l'IA. Le [scan de travail de FTE TO AI](https://ftetoai.com) calcule, par tâche, quelle part peut être reprise par l'IA, indépendamment de la question de savoir quelle règle précise s'applique.

Alpha 60de assistent van de Compliance Check

Vraag maar welke verplichting op u van toepassing is, en waaraan u dat kunt aantonen.

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