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Comment l'Irlande traduit la ligne européenne dans son propre droit

Une directive n'est pas une loi

Une directive européenne impose un résultat, pas un texte. Chaque État membre transpose cette directive dans sa législation nationale, et c'est dans cette transposition que naît une marge de manœuvre. L'Irlande y fait ses propres choix : dans la portée précise, dans la manière dont la surveillance est organisée, et dans les délais imposés aux entreprises. Qui ne consulte que le texte européen ne voit pas ce qui a été ajouté, omis ou formulé différemment dans la transposition irlandaise. Cette différence est souvent minime sur le papier et importante dans la pratique.

D'où vient la différence

Le mécanisme derrière cet écart est toujours le même. Une directive fixe un cadre ; le parlement national ou l'autorité compétente remplit ce cadre avec ses propres définitions, ses propres organes de surveillance et ses propres régimes de sanctions. En Irlande, la transposition passe par une législation nationale qui s'articule avec les cadres existants en matière de droit des sociétés et de comptabilité, avec une structure de surveillance propre. Cela signifie qu'une obligation qui paraît claire dans le texte européen peut recevoir, dans l'application irlandaise, une portée différente, un moment d'entrée en vigueur différent, ou une autorité de surveillance différente. Les limites, seuils et délais précis figurent dans le texte de loi irlandais et dans les explications correspondantes de l'autorité de surveillance ; c'est ce texte qu'il convient de consulter pour connaître l'état actuel, et non un résumé distant.

Ce que cela signifie pour une direction

Pour une direction, un CFO, un General Counsel ou un auditeur interne, la question n'est pas seulement de savoir si l'entreprise relève de la directive européenne, mais si elle relève de la transposition irlandaise de cette directive, et à quelles conditions. Ce sont deux questions différentes, qui peuvent avoir deux réponses différentes. Un groupe possédant une entité irlandaise peut se voir imposer des obligations que la société mère dans un autre pays ne connaît pas, ou inversement. Une même entreprise peut relever d'une obligation dans un pays et pas dans l'autre, uniquement en raison de la manière dont le législateur national a rempli la directive. Cela n'est pas propre à l'Irlande : la même dynamique se retrouve dans l'interprétation autrichienne de ces mêmes obligations européennes, dans la transposition tchèque et les accents propres qui y ont été mis et dans l'approche portugaise de l'obligation de reporting et de la surveillance. Le fil rouge est toujours le même : les particularités nationales sont structurellement sous-estimées, alors qu'elles déterminent si, quand et comment une obligation s'applique réellement.

Pourquoi cela dépasse la question juridique

L'écart entre la ligne européenne et la transposition irlandaise n'est pas seulement une question pour le service juridique. Il détermine qui, dans l'organisation, est responsable d'une obligation, quelle preuve cette personne doit pouvoir présenter, et quel contrôle y est associé. Une direction qui veut démontrer qu'elle maîtrise la situation ne peut se contenter de constater qu'« il existe une obligation européenne ». Elle a besoin de savoir : quelle obligation précisément, qui en est le responsable, quelle preuve existe, et quel contrôle démontre que cette preuve est correcte et à jour. Sans ce lien avec le texte national, un aperçu de conformité reste une hypothèse plutôt qu'un système démontrable.

Cela ne se limite pas à un seul secteur. Même au sein de secteurs déjà confrontés à une réglementation à plusieurs niveaux, la couche nationale compte : pensez à la question des obligations ESG spécifiques au secteur de la construction ou de la manière dont le secteur de l'installation relève de la réglementation ESG. Et au sein même d'un pays, la particularité nationale peut elle-même être stratifiée, comme le montre l'aperçu des particularités nationales applicables en Allemagne. Toujours le même constat : le texte européen est le point de départ, le texte national est là où l'obligation devient concrète.

Ce qu'apporte la Compliance Check

La Compliance Check est conçue pour ne pas séparer ces deux couches, mais précisément pour les relier. L'aperçu identifie les obligations applicables à une organisation, en se basant sur la directive européenne et la manière dont le pays concerné — en l'occurrence l'Irlande — a transposé cette directive. Pour chaque obligation, l'aperçu désigne un responsable, indique quelle preuve est nécessaire, et y associe un contrôle : une manière de vérifier que la preuve est à jour et exacte. Ce n'est pas un second corps de règles s'ajoutant à la législation européenne et nationale ; c'est la couche qui rend démontrable le fait qu'une direction sait où elle se situe, indépendamment du pays d'où provient précisément l'obligation.

L'outil est en construction

Cette Compliance Check est actuellement en cours de construction. Qui souhaite l'utiliser dès qu'elle sera disponible peut s'inscrire sur la liste d'attente. Rien n'est proposé qui fonctionnerait déjà aujourd'hui ; il est indiqué honnêtement quand ce sera le cas.

La question suivante : qui effectue le travail

Une fois que l'on sait quelles obligations s'appliquent, quel responsable y est associé et quelle preuve est nécessaire, la question suivante se pose naturellement : qui effectue ce travail, et dans quelle mesure celui-ci peut être automatisé. Le werkscan de FTE TO AI calcule, pour chaque tâche, quelle part du travail peut être reprise par l'IA, afin de déterminer clairement où des heures de travail humain restent nécessaires et où un système peut lui-même assurer la preuve et le contrôle. Cette perspective rejoint directement la question à laquelle répond cette page : non seulement quelle obligation s'applique, mais aussi comment l'organisation peut continuer à respecter cette obligation de manière structurelle et démontrable.

Alpha 60de assistent van de Compliance Check

Vraag maar welke verplichting op u van toepassing is, en waaraan u dat kunt aantonen.

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